Les nuages se cognent et les ombres dangereuses viennent dominer les cieux. Un eclair vient transpercer mes yeux pour me rappeler que la realite fait mal et que je ne merite pas de souffrir autant. Les vents fouettent les ames qui m'ont afflige et les eaux se debattent pour declencher une tempete en furie.
Des racines empoisonneuses et funestes grimpent peniblement le long de mon front pour me ronger impitoyablement l'esprit torture. Mes idees se bousculent dans ma tete. Pauvre malheureuse, je m'arrache le coeur pour le lever bien haut et pour vociferer les derniers mots tranchants avec lesquels j'espere foudroyer ces personnes minables qui ont eveilles ma colere insatiable.
Calme toi petite dechainee! Ne vois- tu pas que tu engloutis tout sur ton passage? Tes vagues de courroux emportent les conseils de certains que tu essayes de mepriser. Tu souffles dans ta main pour que tes hurlements s'enfuient vers des mondes qui t'ecouteront. Tu n'es pas seule. Ouvre les yeux et regarde autour de toi. Tu n'es pas seule. Pourquoi te cres-tu un monde chaotique ou tu te noies dedans? Pourquoi dois-tu toujours rester sur ton rocher pour attendre que quelqu'un viennent te chercher? Quelqu'un viendra, cela est sur. Tu n'es pas seule. C'est toi qui te cache pour ne faire plus qu'un avec ton ombre. C'est toi qui fais tomber tes propres reves a l'eau en mettant la faute sur les autres. Pourquoi?
Tu n'es pas seule. Ta colere te maitrise et te rend aveugle. Ensuite tu te demandes pourquoi la vie est si difficile quand c'est toi qui t'encombre dans tes propres tourments. Tends l'oreille. Ecoute. Il y a des voix qui t'appellent. Tu as besoin d'elles. Ne fais pas ta tetu et ecoute. Ta furie te ronge les entrailles et s'en prend a ton ame. Pauvre petit ange... tu veux tellement que ta voix siffle aux oreilles des gens, et lorsque l'occasion se presente tu fonds... tu fonds pour couler vers l'oublie pour y rester ignoree. Pauvre ange... ce n'est pas la melancolie qui te tue finalement... c'est toi qui l'espere tout simplement.